Tapis Turque

Les centre de la fabrication des tapis Turques:

Ghiordes, Bourlou, Demirdji, Hereke, Isparta, Kars, Kayseri, Kir-Chehir, Konia, Koula, Ladik, Malatya, Melas, Mondjour, Oushak, Pergamon, Sivas, Smyrna, Yuruk

Les tapis d'Anatolie Occidentale-Tapis d'Anatolie Centrale -Tapis d'Anatolie Orientalel-Les tapis sans velours Turques

Les trois régions de production sont l’Ouest, le Centre, et l’Est.

Les tapis de villes proviennent surtout des régions occidentales alors que les nomades prédominent dans la Turquie orientale.

Voici les principales caractéristiques des tapis turcs : type de nœud symétrique, densité grossière et moyenne, de 600 à 1400 nœuds au dm².

La chaine et trame sont en laine dans la plupart des tapis de nomades et de villages. La trame est souvent teinte en rouge, mais existe aussi en marron et en jaune.

La chaine et la trame des tapis de ville est en coton. La soie rehausse seulement des détails dans les tapis de nomades et de villages. Certains tapis de villes sont entièrement en soie : parfois, celle-ci, n’est utilisée que pour le velours.

Les couleurs et teintures correspondent à la gamme chromatique. Des couleurs comme pourpre, jaune, orange, vert, et saumon caractérisent le tapis. Le rouge violacé est extrait de la cochenille. Les marrons sont très corrosifs.

Les plus répandues ont une dimension de 0,60m x 1,20 m à 1,80 m à 2,75m. Il existe une grande variété de tapis de prière.

Les villageois et les nomades fabriquent de nombreux sacs de toutes sortes. Toute la gamme de motifs est présente. Les formes géométriques et les représentants florales stylisées sont prédominantes, tant dans les dessins à médaillon que dans les motifs répétitifs.

Les bords sont généralement finis en lisière. Les franges peuvent être longues ou courtes, et le kilim terminal court, ou long de 10 à 18 cm. La hauteur du velours est variable. Le décalage de la chaine est présent surtout sur les tapis de villes.

Les tapis d’Anatolie ont été les tout premiers tapis connus en Europe, et ils figurent sur les plus anciens tableaux. Les couleurs et les motifs des tapis turcs étant plus complexes et difficiles à apprécier que ceux des autres types de tapis, beaucoup de collectionneurs choisissent de les étudier en dernier.

La majorité des tapis turcs sont des tapis de villages. Beaucoup de dessins et de motifs sont associés à des villages bien particuliers. Ces tapis étaient soit utilisés par les artisans, soit donnés à des mosquées, ou encore vendus sur les marchés.

Les tapis de ville turcs sont essentiellement produits dans les régions d’Istanbul, de Sivas, d’Izmir, d’Isparta et de Kayseri. Il s’agit d’une production presque entièrement commerciale et de peu d’intérêt pour un collectionneur.

Les tapis de soie sont fabriqués dans la région d’Istanbul, les Héréké étant les plus célèbres et fins.

Les nomades fabriquent des tapis dans tout les pays, mais le plus grand nombre provient des régions orientales. Les nomades turcs sont connus sous le nom de Yuruk, et c’est aussi le nom qu’on donne à leur tapis.

Les dimensions sont très variables. Sachez toutefois que la plupart des pièces ne dépassent pas 1,80 mètre de large sur 2,75 mètres de long, ce qui reflète bien leur origine nomade ou villageoise.

Les plus grands formats sont fabriqués dans des ateliers urbains. On trouve de nombreux sacs sous différentes formes et dimensions.

Les motifs géométriques et floraux sont très souvent combinés. Beaucoup de formes florales sont devenus méconnaissables tant elles sont stylisées.

Dans les fins tapis de soie, les motifs persans, les motifs floraux et les arabesques dominent. Les principales couleurs utilisées sont les couleurs primaires – rouge, bleu, jaune – et leurs combinaisons – vert, orange, violet. La quantité de jaune est plus élevée que dans les autres zones de production. Le marron sert à tracer les grands motifs. Les teintures synthétiques ont été utilisées dès leur intervention.

Au début du XXème siècle, ces teintures étaient partout en usage. Les tapis turcs devinrent synonymes de coulage et décoloration. Les couleurs de ce type les plus répandues sont des rouges clairs qui déteignent, des violets qui passent et des orangés criards qui résistent.

Dans les années cinquante, beaucoup furent remplacées par des teintures au chrome, et plus récemment, les teintures naturelles ont connu un renouveau certain dans l’art du tapis turc.

De nombreux traits communs, comme le nœud symétrique, sont partagés par toute l’Anatolie.

Les tapis d'Anatolie Occidentale

S’il y a des couleurs qui dominent en Anatolie occidentale, ce sont bien les rouges, le blanc, et les bleus. Ceci est particulièrement vrai dans la région qui va de Canakkale à Bergame.

En continuant plus au sud, vers Milas, le jaune apparait plus fréquemment. Beaucoup des tapis classiques de la période ottomane (1359-1922) qui parvient en Occident, venaient de cette région.

Les motifs des tapis qu’on appelle Holbein sont très répandus dans la région Canakkale-Bergame. Ils présentent de grands médaillons tels qu’on les voit sur les Holbein à gros motifs, ou des entrelacs de formes géométriques comme on peut les observer sur les Holbein à petits motifs.

Beaucoup des motifs utilisés pour les bordures figurent sur les Ouchak et les tapis classiques de Transylvanie.

Beaucoup de tapis d’Anatolie occidentale prisés des collectionneurs il y a soixante ou quatre-vingt ans, comme les Ghiordès, Koula, ou Milas, venaient de cette région.

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Les tapis d'Anatolie Centrale

Aujourd’hui, les tapis d’Anatolie centrale sont d’un grand intérêt pour les collectionneurs. En ce qui concerne les motifs, beaucoup sont considérés comme les successeurs des premiers tapis d’Anatolie. C’est sur les tapis de Konya que ces motifs apparaissent avec la plus grande fréquence. Leur palette comprend en usage généreux du jaune, mais rarement du rouge de cochenille. De tous les tapis turcs, ce sont le plus étonnant par leurs couleurs. Les Ladik et les Moudjour sont toujours appréciées de nos jours, les élégants tapis de prière étant les plus connus. Les Ladik sont parmi les plus fins des tapis de village ; les tapis de prière de Moudjour sont plus simples et présentent moins de motifs floraux. Tous deux sont décorés de motifs mihrab en escalier avec un champ ouvert. Les autres villages de cette région ont pour noms : Taspinar, Yahyali, Maden, et Kirsehir. Les marrons des tapis d’Anatolie centrale sont fréquemment corrosifs. On y trouve de nombreux tapis longs et étroits, dits passages.

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Les tapis d'Anatolie Orientale

Les tapis d’Anatolie orientale sont principalement produits par les Kurdes et des groupes de nomades connus sous le nom de Yuruk. Les motifs sont presque tous géométriques et les bords ainsi que les extrémités peuvent être très irréguliers. Deux traits particuliers permettent d’identifier les tapis de cette région: l’utilisation du poil de chameau et une curieuse lisière qui ressemble à une fermeture éclair. On y trouve beaucoup de dessins en forme de grands médaillons. Prévus pour être utilisés dans la partie la plus froide de la Turquie, ils possèdent un velours assez long pour plus de confort et une meilleure isolation, bien qu’ils puissent être d’un tissage serré.

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Les tapis sans velours Turques

Des tapis sans velours furent fabriqués dans toute la Turquie, tant par les villageois que par les nomades. On y trouve toutes les techniques de tissage, et les motifs et dessins utilisés sont plus variés que dans tout autre pays. Les tapis sans velours turcs sont les plus recherchés des collectionneurs et les exemplaires très anciens sont considérés comme une des plus belles expressions de l’art du tissage. Cependant, il y a vingt ans, personne ne les collectionnait. Ce retournement extraordinaire est du à la prise de conscience de ce que les Kilim, plus que toutes les autres formes de tissage venant de Turquie, remplissent les conditions souhaitées par les collectionneurs. Ils furent fabriqués pour être utilisés par le tisserand, n’ayant pas de but commercial, et leurs motifs dérivent des plus anciens de l’art du tissage. On les classe par régions, comme on le fait pour les tapis à velours, mais la variété des usages auxquels ils étaient destinés est beaucoup plus vaste.

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Les centre des tapis Turques

Bourlou, Demirdji, Ghiordes, Hereke, Isparta, Kars, Kayseri, Kir-Chehir, Konia, Koula, Ladik, Malatya, Melas, Mondjour, Ouchak, Pergame, Sivas, Smyrne, Yuruk

Ghiordes:

Petite ville de l’Ouest de la Turquie située à 1100 km du port de Smyrne, est réputée pour sa production de remarquables tapis de prière. Ils se reconnaissaient aux nombreuses bandes composant les bordures et, par la même, aux dimensions réduite de la niche.

Hereke:

localité située aux environs d’Istanbul, produit des tapis d’une exceptionnelle qualité, tant par leur finesse, leur perfection d’exécution que par l’harmonie de leur composition. Les matériaux utilisés, laine ou soie, sont les meilleurs et l’ensemble des caractéristiques de cette production confère à la manufacture d’Héréké une réputation méritée qui suscite un grand intérêt de la part des connaisseurs en tapis fins. On trouve aussi des imitations de tapis de la savonnerie, des tapisseries d’Aubusson du XVIIIème siècle, des tapis de prière comportant, outre des motifs floraux dans l’esprit Kirman ou Tabriz, des figures et animaux inspirés de contes ou des légendes.

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Kars:

 

ville située dans une région désertique proche de l’ancienne URSS, dont les tapis sont inspirés de ceux du Caucase. Le nouage est plus grossier, moins régulier, et la laine utilisée est rêche. Ces caractéristiques confèrent à ces tapis un aspect rustique.

Kayseri:

Situé en Turquie Centrale, a longtemps été le centre de fabrication d’une grande quantité de tapis en soie ou en coton, destinés à l’exportation. Cette production se signale par l’absence totale d’originalité des motifs décoratifs. Inspiré par les dessins traditionnels des autres régions et de l’Iran en particulier, le décor de ces tapis suit le gout du tisserand et est, par conséquent, inconstant.  Les  « SAF » constituent une série de niches destinées à la prière en famille. Ces niches sont alignés les unes à coté des autres et séparés par des encadrements étroits. Ces tapis souvent en coton mercerisé, sont fabriqués dans les centres de Mondjour, Panderma, et Césarée.

 

Kir-Chehir:

Une village ou sont produits des tapis de prière dont le style et les décors sont très proches des Mondjours. Il présente, en effet, un mihrab identique, à dégrés (ou en escalier) dont l’arc, entouré de blanc, se termine par un motif en point de flèche. Il y a l’utilisation de tons sourds ou dominent l’amarante, le rouge violacé, le jaune ocre, et le vert.

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Konia:

 

Une ville du centre de la Turquie méridionale. L’origine des tapis qui y sont produits remonterait au XIIème siècle. La production actuelle n’est pas très abondante. La composition adoptée est le plus souvent « à médaillons » et le style des décors est résolument géométrique, de dérivation seldjoukide. Les couleurs adoptées sont sombres pour le fond, dans plusieurs tons vigoureuses dont un très beau jaune d’or, pour les dessins.

Tapis de prière de Konya datant de1850 environ et mesurant 145 x 170 cm.La niche est supportée par des colonnes inspirées des tapis turque de XVIIème siècle. Ce tiiserand villageois a utilisé le motif de l'aiguière, symbole de la propreté, qu'on rencontre souvent sur les tapis de prière.

Koula:

Koula est située entre Usak, centre de l’ancienne tradition, et le port de Symrne. Les tapis fabriqués dans cette ville, à composition dite « de prière »se sont fait connaitre sur les marchés occidentaux à partir du XIXème siècle. Peu d’éléments décoratifs hérités des anciens dessins (composés d’étoiles et de médaillons) ont été conservés dans les productions actuelles. Par ailleurs, les pièces récentes ne présentent ni unité, ni constance, leur identification n’est pas très aisée.

Ladik:

Petite ville située au nord de Konya, Ladik est l’ancienne capitale de Seldjoukides. A partir du XVIème siècle et jusqu’au XVIIème siècle, les tapis de prière noués à Ladik, caractérisés par une niche à trois arcs (arc central étant plus élevé que les deux autres) représentaient le raffinement suprême et avaient une très grande valeur. Le motif caractéristique permettant de distinguer ce tapis est le dessin de tulipes stylisées, à longues tiges et disposées en rangées parallèles. Ces fleurs apparaissent au-dessus et en-dessous du mihrab, dans des panneaux rectangulaires, peuvent alterner avec des calices.

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Melas (or Milas): 

La production de cette région est principalement connue pour ses tapis de prière aux couleurs chaudes et harmonieuses qui allient le jaune d’or et le rouge brique aux dégradés d’orangé et de vert amande. On identifie facilement les Melas de prière grâce à la forme de leur niche, en pointe de flèche et déterminée par l’avancée de deux triangles. Ces pièces sont caractérisées par l’exigüité de leur champ et la largeur de leurs bordures.

Milas de 1870 Mesurant 1,17 x 1,78 m, Le motif floral sur champ rouge. Il n'est pas typique des Milas.cependant les couleurs, le motif de la bordure principale et les extrémites en Kilim sont des caractères standards

 

Mondjour:

Les Mondjour doivent leur nom à la localité dans laquelle ils sont produits depuis le début du XIXème siècle. Ils répondent à la description suivante : niche à degrés (ou en escalier) de couleur bleue ou rouge dont le contour est souligné de blanc et, parfois, orné de crochets ou de fleurs stylisées. Il a une bordure à bandes multiples (jusqu’à sept encadrements) ornée d’un décor très riche aux couleurs éclatantes.

Pergamon (Bergama):

Pergame est une petite ville située aux abords de la côte Nord-Ouest de l’Anatolie. Jusqu’au début du XIXème siècle, les tapis de Pergame étaient produits par des populations nomades ou semi-nomades. Ils furent ensuite fabriqués en manufacture. Le décor de Pergame est l’héritier du géométrisme des XVème et XVIème siècles et des motifs décoratifs d’époque classique (Holbein).

Sivas – Maltya:

La région de Sivas qui s’étend, au sud, jusqu’à Malatya est le centre le plus oriental d’Anatolie. On y a tissé  des tapis qui manquent originalité et dont les décors sont d’inspiration persane. Les pièces les plus anciennes ne sont que des copies de tapis persans du XIXème siècle, avec médaillon central polylobé, pendentifs, et écoinçons sur fond uni dépourvu de décoration.

Smyrne, proprement dit OUCHAK – BOURLOU – DEMIRDJI – ISPARTA:

Pendant plus d’un siècle, le port de Smyrne reste la plaque tournante du commerce des tapis, son arrière pays comptant de nombreux centres de production.

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I) Smyrna

Appelés aussi « Izmir », leur décor est généralement constitué d’un grand médaillon en forme d’étoile et de quatre écoinçons. Des motifs de branchage entourent le motif central. Les bordures sont ornées de fleurettes et de feuillages. Chaine, trame, et velours sont en laine, le rasage est haut et la concentration de 200 à 500/dm².

2) Oushak Moderne

Ils présentent une décoration « géométrisante », sèche et pauvre constituée d’un médaillon central losangé et de quatre écoinçons répartis sur un champ rouge uni. Les bordures sont larges et présentent un décor sombre sur un fond généralement rouge animé de petits dessins floraux bleus.

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3) Les  Ouchak anciens (XVIème au XVIIIème

Ils étaient destinés au sultan et aux princes ottomans. Fabriqués dans les manufactures de cour, ils sont très élaborés et d’un extrême raffinement. Ils adoptent six types de décor

1er type :unique médaillon rond, dont le fond est sombre, rehaussé d’arabesques jaune

2e type : plusieurs médaillons répétés le long de l’axe médian du champ, ronds ou en forme de losanges à contours festonnés

3ème type : plusieurs médaillons à étoiles, distribution régulière sur un champ rouge de rangées décalées de médaillons à huit pointes

4ème type : décor d’oiseaux sur un font clair ou ivoire, des petits dessins d’oiseaux sont répétés sur la totalité du champ

5ème type : décor à « bande de nuages » « tonnerre et foudre », répétions en rangée alternée du motif  «  tonnerre et foudre » constitué de deux lignes en zigzag surmontées de trois petites boules

6ème type : composition de prière, appelé aussi « Bellini » du nom d’un peintre vénitien lorsqu’ils sont à niche simple ou « Tintoretto »

Tapis d'Oushak, Turque

4) Bourlou
Unlike modern Ushak and Smyrna, the blades Bourlou have different shades: pink, white, gray, blue, yellow straw. The decor is inspired by Persian motifs.

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5) Demirdji

Originaire de la ville du même nom, ces tapis peuvent adopter soit le style prière, soit celui des Bourlou. Dans ce dernier cas, on les appelle Bourlou Demirdji et ils ont la particularité d’avoir un fond rouge franc. Le tissu des Demirdji est plus compact que celui des Boulou. Leur composition varie : médaillon central et quatre écoinçons, médaillons superposés ou niche double dans les exemplaires antiques.

6) Isparta

Leur nouage est régulier, leur laine de qualité acceptable mais ils ne possèdent pas de caractères propres. Ils copient aussi bien la composition à médaillons des Tabriz que le décor «mir à boteh » ou les dessins du Ferahan. Ils se distinguent des véritables tapis persans par une texture plus lâche et une laine plus terne.

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Yuruk

Les Yuruk sont des tribus kurdes nomades et semi-nomades qui campent dans le sud-est de la Turquie. Ils exécutent, sous une forme primitive, des tapis de petit format et très rarement des tapis de prière ou de grande dimension. Les diverses déclinassions de formes géométriques crochetées trahissent nettement l’influence caucasienne du décor. Il en est de même pour les bordures, le motif « à calice et à feuilles dentelées » étant largement utilisé ;

Ci-après leurs caractéristiques :

  • §  Facture grossière et polychromie très vive en raison de l’éclat des laines utilisées
  • §  Décor simple dont le motif dominant est un losange à crochets, jaune ou beige clair, répété sur tout le champ. Ce dernier peut aussi être partagé par des bandes qui le traversent dans le sens de la largeur. La composition repose parfois sur des médaillons polygonaux concentriques.
  • Velours rasé très haut, dépassant celui de tous les autres tapis anatoliens, ce qui accentue l’imprécision des contours d’une décoration déjà irrégulière.

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